Atterrissage sur Flores.
Quel endroit parfait pour reprendre contact avec la terre!
Ici la vie coule paisiblement sur ce morceau de terre le plus occidental d’Europe
On commence par les papiers. Les douanes nous attendent sur le quai. Oups, les premiers pas ,après 28 jours de mer, sont un peu hésitants, tout va mieux après quelques minutes.
On signe les formulaires d’immigration sur le capot d’une voiture, et l’officier nous amène au centre bourg. Ça y est, on peut commencer à profiter des lieux.
Nous avons de la chance ,la météo est très calme durant cette semaine d’escale. Nous pouvons passer du temps à terre sans nous soucier du bateau au mouillage ,car l’abri y est relatif.
Pour se promener ici, il suffit de tendre le pouce, les voitures s’arrêtent facilement pour nous déposer dans les plus beaux sites de l’île. Ici personne n’est pressé, on discute simplement (en portuguais comme même!!!) autour d’une cerveza, ou à l’alimentation du bourg en choisissant un bon fromage et de la charcuterie locale. Il faut dire que l’on a un peu abusé de ces produits, tellement bons…et dont nous étions coupés depuis longtemps. L’ile est magnifique, petite , verdoyante, un petit bijoux que dame nature nous gardait,si proche de la Bretagne, nous sommes conquis.
Gaëlle, nous à rejoint depuis Horta. Elle fera partie de l’équipage jusqu’en Bretagne.
Ça y est le vent prend du nord, il est temps de quitter le mouillage qui devient rapidement inconfortable, nous ferons route sur Horta demain matin, 24h de transit si tout se passe bien. La navigation est très agréable petite brise, mer peu agitée, bonne vitesse, une bonne mise en jambe pour Gaëlle.
Horta…, changement d’ambiance, la marina est bondée, on fait la queue pour obtenir un poste à quai. Nous profitons de cette halte au ponton pour l’entretien du moteur, un gros nettoyage du bateau, les approvisionnements en eau et nourriture, et la petite griffe sur le quai.
Pico,l’île juste en face est le point culminant du Portugal. On se programme une ascension dans la journée, raide mais magique
3 jours plus tard nous ferons route vers Sao Miguel à une vingtaine de milles au NW. Nous arrivons un dimanche, alors que tout est fermé sur l’île David trouve une connexion et nous annonce que le vent sera parfait pour une remontée vers la Bretagne. Ni une ni deux , un plein de produit frais le lundi et route pêche vers Enez Sun. Les prévisions sont fiables, comme sur un tapis roulant. Le vent nous pousse à bonne allure tout du long, au rythme des baleines qui nous accompagnent chaque jours. Thélonious n’a jamais aussi bien marché.
Le rail de cargo à l’arrivée n’est pas sans frayeur puisque nous croisons une multitudes de gros culs ,partout, dans tous les sens, impressionnants…, après cette partie de touché coulé, on s’en sort et atteignons l’île de Sein;
Alors que nous passons la chaussée de sein, le vent diminue jusqu’à mourir. Nous finirons au moteur sur une mer plate dans un calme déconcertant! Aussi, nous prenons le temps de ranger les voiles proprement, cleaner le pont et tout bien mettre à sa place avant de s’engouffrer vers le port sur tribord après le passage de Cornoc An Ar Braden Bref une super navigation on ne peut rêver mieux.
Après une semaine à Sein à s’imprégner des lieux et des retrouvailles, on repart vers Morgat ou l’on recoupe notre sillage, bon moment avec l’équipage au complet, comme au départ, car Gweltaz et Cannelle sont venus nous rejoindre à Sein.
Ensuite remontée vers Roscoff, où l’on va encore lifter notre canot. Un mois au sec de programmé. On avait vu une liste un peu longue tant pour les travailleurs, que pour le timing.