Shore break en kayak

octobre 27, 2008 3 Commentaires

Shore BreakChaque sortie en kayak amène son lot de plaisirs, d’émotions et d’apprentissages diversement combinés. Ma petite sortie de samedi matin en compagnie d’Olivier sur son terrain de jeux habituel (devant l’Aber Ildut, Finistère) a été très riche à tous ces titres.

L’arrivée très matinale sur les lieux nous a permis de découvrir une mer houleuse avec de jolies déferlantes. Nous partons avec l’idée d’aller admirer ce spectacle de près mais pas trop.
Pour l’occasion, je teste un système inspiré de celui de Philippe pour tenir mon appareil photo / caméscope pour pouvoir filmer sans lâcher la pagaie. Le système n’est pas mal mais mes vidéos sont décevantes, absolument pas à la hauteur des sensations et du magnifique spectacle admiré lors de cette sortie. Dommage, il faudra que j’améliore ma technique de prise de vue.

A propos de technique, la sortie vague du week-end précédent avec mon club me rend beaucoup plus serein au milieu de cette mer agitée, surtout quand on passe sur le trajet de déferlantes.
On a beau bien observer le plan d’eau pour passer au bon moment, on n’est jamais totalement à l’abri d’une vague cassant sur nous.

A ce moment je me fais la réflexion que le kayak, associé à une technique de pagaie adaptée est vraiment l’embarcation la plus sûre dans ce type de mer. Si on trouve la vague trop abrupte ou trop puissante, que l’on a peur de se faire mal lors du surf, on a toujours la possibilité de se retourner pour laisser passer la mousse. La coque n’offre pas beaucoup de résistance et le corps qui fait ancre flottante empêche de se faire pousser par la vague. Une fois que s’est passé, hop esquimautage et c’est reparti. Aucune autre embarcation ne permet d’éviter la puissance des déferlantes de cette manière.

Cap au sud, nous passons devant Porspol, l’ile Segal puis nous longeons au plus près la plage de Porz Tévigné quand Olivier se fait débarquer par le shore break.
C’est l’occasion de surfer cette vague si particulière, très puissante qui s’écrase directement sur le sable. Mon premier débarquement se fait sans trop de problèmes, sans y penser, coup de bol.

Fort de cet expérience, je rembarque et reprend la mer bille en tête quand je me fais retourner par une vague qui casse juste sur moi. La puissance de la vague me coupe le souffle et m’arrache la pagaie des mains, sans plus de dommage heureusement.
Je vide le kayak puis je ré-embarque pour le même résultat en buvant une bonne tasse d’eau sableuse au passage.
Bon, il est temps de mettre en route mes trois neurones pour savoir comment reprendre la mer.
Les plus hautes vagues qui s’écrasent sur cette plage ne font pas plus d’un petit mètre et sont bien moins impressionnantes que celles vues dans le dernier « This is the Sea » dans la circumnavigation de la Nouvelle Zélande réalisée par Justine Curgenven.
Je rembarque donc pour la troisième fois. Départ en phoque (en se poussant sur la plage avec une main et la pagaie) puis je choisis le moment où les vagues sont moins fortes et j’avance vers la zone de cassure en essayant de rester sur la mousse, garder le cap au large n’est pas facile. Je pagaie avec frénésie au bon moment, juste entre deux vagues.
Ça marche ! me dis-je en passant la zone critique. Juste après, une vague très abrupte me fait décoller le kayak jusqu’au caisson arrière et retomber avec un bruit de tambour: baouommm. Heureusement que c’est costaud ces trucs là!

Je débarque à nouveau pour tester dans l’autre sens.
Voir les vagues déferler sur la plage est assez impressionnant une fois qu’on a senti leur effet dévastateur. Mais en suivant la vague trois mètres derrière la zone de cassure j’arrive à ne pas devoir surfer et je suis poussé par la mousse assez haut sur la plage, c’est pratique pour déjuper et mettre pied à terre avant que le reflux ne reprenne le kayak.
La sortie de plage se fait maintenant sans problèmes avec ma technique nouvellement acquise.

Le retour jusque Porscav est un régal, nous évitons les trains de houle déferlante en choisissant au mieux notre itinéraire et son timing. Merci Olivier pour cette superbe sortie, aussi courte qu’intense, je n’y serai pas allé tout seul !

Sinon, avez-vous une technique particulière pour les arrivées et départ de plage avec Shore break?

Mes sorties, Technique de Pagaie
3 Commentaires pour “Shore break en kayak”
  1. ollivier rico dit :

    Salut Oli

    dimanche , nous avons tenté le même parcours
    la nuit, le vent avait sérieusement fraichi
    le terrain jeu : couleur blanc neige
    nous sommes donc rentrés pour sotir en rade l’apréme

    pour les départs shore-break!

    kayaks chargés randos : départ eskimo ,attendre le bon moment, et pagayer à donff
    trés important : si plusieurs kayaks , garder une distance de 7 m entre chacun
    pourquoi : si départ raté, le km se mettra de travers et viendra se fracasser sur le copain (hein Jean-Yves!)

    arrivée : éviter ce genre d’endroit

    kayak vide : départ: à l’eskimo au bon moment
    passer les rouleaux à pied, et réentry-roll

    arrivée: en marche arriére : sortir du kayak avant la plage , en restant côté mer,finir à pied ou bien
    dessalage volontaire , et s’ejecter, finir à pied

  2. Pierre dit :

    J’imagine que tu évoque la plage du Gouérou?
    Elle n’a pas bonne réputation. Sauf pour les disciples de Justine.

  3. Oli dit :

    Eric : Oui avec plus de houle, ça devient limite dangeureux
    Pierre : La plage en question est plus au sud, juste en dessous de l’ile Segal

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