Récupération en kayak traditionnel.
septembre 9, 2008 5 Commentaires
Un peu dépités de ne pas faire une sortie plus conséquente pour cause de météo, Éric, Christophe et moi sommes sortis en rade de Brest dimanche dernier.
Le Kitiwec étant loin, la sortie modeste, la météo clémente et des kayakistes de confiance présents, j’ai décidé de sortir mon kayak traditionnel.
Le but de la balade étant clairement affiché: esquimautage et vagues si possible, c’est parti de bon cÅ“ur. Il faut dire qu’avec mon trad qui roule comme un tonneau, j’esquimaute à tous bouts de champ et bien souvent par obligation.
Le départ contre le vent et la (toute) petite houle vers la roche Mingam se fait sans difficultés. Juste avant de faire demi tour, j’ai la mauvaise idée de pomper l’eau rentrée par l’hiloire lors de mes nombreux esquimautages. Plus haut sur l’eau, l’équilibre est plus précaire et j’ai un peu de mal avec la houle qui s’est formée à la suite de la renverse.
Une foi les vagues arrivant par l’arrière ça va mieux et les petits surfs s’enchainent avec plaisir et régularité jusqu’à … une fausse pelle qui me met sur le capot. Mes pieds glissent de leurs appuis et je me retrouve sur le coté à godiller en attendant les copains. Je peux respirer et la position n’est pas inconfortable mais la crampe arrive et sachant la cavalerie proche, je m’extrait.
Me voilà donc à barboter en plein milieu du goulet de Brest avec un kayak traditionnel remplis d’eau mais avec de précieux atouts :
- Des gonfles à l’avant et à l’arrière qui empêchent le kayak de se remplir complètement
- Deux sauveteurs compétents et dévoués mais un peu perplexes devant la récupération en kayak trad
- Le souvenir de la lecture d’excellent article paru à la suite des jeux Norsaq de Quiberon. La sécurité en kayak traditionnel
La récupération se déroule donc sans anicroches.
Eric prend mon kayak sur son pont, le tire jusqu’à l’hiloire. Il doit s’y reprendre par l’arrière à cause de l’inclinaison du pont à l’avant et du poids de l’ensemble. Le kayak est parfaitement vidé puis c’est une réintégration classique en reculant à plat ventre sur l’arrière puis en se retournant dans le cockpit.
Merci donc au sauveteurs présents mais aussi à Hervé, Jérôme et Guy, les auteurs de l’article paru sur le blog d’Hervé Bouché et à tout ceux qui ont réfléchit pendant les jeux sur la sécurité en kayak trad.
C’est ensuite le retour vers Maison Blanche en passant par la pointe du Portzic ou nous trouvons des petites vagues statiques de courants, c’est étonnant avec ce petit coef de 40, il faudra qu’on y retourne avec un courant plus fort histoire de se rejouer « This is the sea ».
Le kayak trad se comporte bien dans cette mer perturbée et courte. J’ai souvent le kayak complètement sous l’eau avec de l’eau jusqu’à la poitrine, drôle de sensation.
oui, c’était une bonne sortie, sportive!
il manquait juste un apn pour l’immortaliser
par chance Oli maîtrise grave la position latérale (l’eskimo au repos sur la tranche du kayak)
sinon on passait la sortie a vider son auto-reverse !!
et bravo à Christophe pour ses progrés fulgurant en rolling!
Salut Oli,
Pourquoi tu dis qu’il roule comme un tonneau. Trop haut sur l’eau, trop étroit ? Sur la vidéo il paraissait pourtant stable ton Trad !
Persévérance !!!
l’engin a un V trés prononcé sous les fesses
et Oli est mal installé dans le cokpit!
Comme dit Eric, il roule car le V est très prononcé. Du coup il n’a pas de stabilité primaire et … secondaire non plus !
Une modification est au programme cet hiver.
salut j’ai construit un trad avec yann et des copains de jeux pour apprendre et partager des techniques m’interresse faite moi un signe quand l’eau sera un plus chaude .
pour l’instant je patiente avec l’eskimautage en pisicne avec le CKB