Rando kayak en bretagne nord : Ile Grande – Tréguier
septembre 8, 2008 2 CommentairesVoilà le dernier article de la série sur ma randonné en kayak de cet été. Rando bien courte hélas mais riche en émotions et en moments magnifiques de navigation.
- Programme
- Préparation physique
- Préparation du matériel
- Préparation du parcours – Navigation
- La randonnée !
Vendredi
Rendez vous téléphonique avec Olivier pour se fixer sur le programme au vu des dernières prévisions météos.
Le vent est du quart Sud Ouest, de force 4 à 5 beaufort de samedi à dimanche avec une nette dégradation à 7 prévue pour le mardi. Ça vaut donc la peine de tenter le coup malgré la pluie prévue pour Dimanche et Lundi.
On va donc partir de l’Ile Grande pour profiter un max de la magnifique cote des Cotes d’Armor. Olivier n’a jamais fait de rase cailloux dans le coin et moi non plus.
Le vent dans le dos nous portera et nous n’aurons pas trop à nous soucier des courants au vu des touts petits coefficients de marée.
Samedi
Passage à Lannion ou nous allons questionner Alain H de Trégor-Goëllo qui nous livre très amicalement les secrets de son jardin de navigation; bivouacs, curiosités, zones dangereuses et les cartes qui nous manquent.
C’est le départ du petit port saint sauveur à l’Ile Grande. Je remplis pour la première foi à bloc le Kitiwec qu’Olivier me prête. Tout est en sac étanche et tout rentre. Seule la popote est trop large pour passer dans les trappes de 18 cm, comme elle ne craint pas l’eau de mer elle trouvera sa place derrière le siège.
La carte et le compas sont installés sur le pont ainsi que mon sac de pont qui est bien pratique quand on a pas de trappe de jour.
Nous partons assez tard et la marée nous laisse juste assez d’eau pour franchir le cordon de galets de l’Ile d’Aganton.
Le vent est bien là , juste dans le dos, qui nous donne de petits plaisirs dans les surfs.
Trégastel est vite rejoint. Nous nous faufilons devant l’ile aux lapins pour déboucher sur les « 24 heures de Trégastel », compétition de dériveurs que nous traversons sur la pointe des pieds.
C’est ensuite la recherche du bivouac secret que nous a confié Alain sur une Ile isolée à la pleine mer.
Il est inutile de m’écrire pour savoir où est ce bivouac, ces informations ultra-secrètes ne se révèlent que de vive voix devant une boisson fermentée.:-)
Mon nouveau réchaud Trangia à alcool me surprend, l’eau est vite chaude, mon rizzotto au chorizo vite cuit et très bon.
Le feu d’artifices de Trégastel s’offre à nous, bien visible du bivouac. A la jumelle, il est possible d’apercevoir les petites voiles blanches des dériveurs se dandinant dans le puissant éclairage.
Dimanche
Le ciel dégagé au réveil me remet en tête le dicton « A trop regarder la météo, on reste au bistrot ».
A peine partis, nous visitons le port de Ploumanac’h plein de vieux bateaux de travail. Direction ensuite vers l’Ile Tomé avec un vent qui à tourné au plein Ouest, juste pour l’avoir encore pile dans le dos. Olivier sort sa canne et son leurre dernier cris. Je ne suis pas en reste en mouillant ma ligne de pleine eau, une mitraillette lestée au snack qui sert aussi de dandine à l’occasion. Quelques minutes après un maquereau vient se piquer sur une plume blanche.
Au sud de l’ile Tomé Olivier a une touche violente qui va s’avérer être un beau bar (aucun jeu de meots dans cette phrase.
Le repas du soir étant au frais, rangement du matériel.
Le repas du midi nous trouve à l’ile du château avant Port Blanc. En repartant, nous avons a faire avec une forte houle désordonnée et un vent qui nous porte sur les brisants. Nous décidons de faire demi tour et de faire un portage pour traverser le cordon de galets de l’Ile Balanec. Nous serons ensuite à l’abri jusqu’au gouffre de Plougescran au delà duquel nous voyons des déferlantes jusque super loin au large.
C’est pas grave, nous attendrons demain pour voir si ce n’est pas plus calme à l’étale.
Nous bivouaquons pas loin, je plante ma tente dans un cabanon sans toit avec un tapis d’herbes moelleuses.
Olivier fait cuire le bar et le maquereau que nous mangeons nature, l’occasion de redécouvrir la finesse incomparable du bar.
Lundi
Le démarrage toujours assez tardif nous permet de se présenter devant le gouffre avec des vagues toujours aussi puissantes et déferlant assez loin.
Nous tirons donc au large ou est est établi une houle haute et longue, ces montagnes d’eau sont impressionnantes mais pas dangereuses.
Des voiliers des Glénans nous dépassent et semblent se demander ce que nous foutons là .
Comme le GPS d’Olivier nous ayant lâché je repère sur la carte le trou entre la pointe du château et l’Ile d’Er pour venir se mettre à l’abri dans l’embouchure du Jaudy.
Désolé pas de photos de tout ça, j’avais les mains sur la pagaie !
Vu les difficultés pour passer la pointe du Château, on se dit que le topo ne doit pas être meilleur à la pointe du sillon de Talbert. Nous finirons donc la randonnée par la remontée du Jaudy jusqu’à Tréguier où, pour finir Alain viendra nous rechercher.
Merci Alain !
Conclusion
Et voilà , une participation au rassemblement d’Anglesey au Pays de galle qui s’est transformée en randonnée en Bretagne, une durée qui est passée de 10 à 3 jours pour plusieurs raisons, familiales et météorologiques pour arriver à une balade courte mais intense avec que des points positifs au compteur.
Ça aura bien joué son rôle de bulle d’air vacancière et bien modestement servi de support à une petite série d’articles sur ma préparation à la rando.
J’espère faire un peu plus long l’an prochain !
Kayak de mer, Mes sorties
Et bien super sympa cette expé, je me demandai ce que tu avais fait finalement, et en plus la pêche était bonne !!
Bonjour Michel,excuse moi je ne t’ai pas remercié pour ta proposition de navigation et d’aide à saint Malo. Tu as pu voir que les projets ont étés pas mal chamboulés …