Kayak made in China : la suite

Ecrit par Oli dans Construction, Kayak ... | 6 mai 2008 - 18:16

Kayak made in chinaDans l’article Kayak made in China, je disais que les positions marqueting des constructeurs avaient besoin d’être clarifiées.
Ce n’est pas à ma demande mais voilà des réactions à l’article original qui viennent éclairer le problème.

Sur kayakdemer.net tout d’abord. Charles Ostiguy, lui même revendeur/importateur de kayaks de mer réagit à l’article de Frontenac Outfighter en clarifiant la position de Necky.

Necky kayak produit en 2008 une sélection de 10 kayaks de fibre et/ou carbon, de ceux-ci, 6 modèles (Elaho composite, Chatham 16 composite, Chatham 17 composite, Chatham 18 composite, Looksha IV composite, Nootka plus composite) sont manufacturés à notre usine de Old Town dans le Maine. Les 4 autres (Eliza UL, Manitou 13 UL et Manitou 14 UL, Looksha 17 UL) sont effectivement fabriqués en Chine. La mention « made in China » est par conséquent estampillée sur ces modèles.

Voici ce que le site de Frontenac mentionne : “Necky Kayaks:
Originally established in B.C. Necky Kayaks is now owned by Johnson Outdoors. This U.S. Company has moved 100% of their high-end composite sea kayak manufacturing (Fibreglass & carbon) to China.”
En réalité, 100% de notre fabrication de kayaks en fibre et/ou carbon de haut de gamme est faite au États-Unis, dans l’état du Maine.

D’autres précisions de Charles Ostiguy sont disponibles sur le forum kayakdemer.net

Concernant Point 65, Richard Ohman fondateur de l’entreprise tient un blog très vivant dans lequel il raconte sa vie de chef d’entreprise. Il y répond directement à l’article de Frontenac Outfigthers. En voilà la traduction google, elle est très lisible pour une foi.

Ne soyons pas hypocrites, savoir que son kayak est fait en chine peut hérisser les poils mais c’est certainement du au fait que le kayak de mer est une activité nature, que l’objet kayak comme toutes les embarcations fait souvent l’objet d’un transfert. On les baptise, on les chouchoute, on s’investit beaucoup dans sa monture nautique.
Nous n’avons pas la même réaction face à des biens de consommation courante, nourriture, meubles, habillement … fabriqués en chine. De plus Charles Ostiguy et Richard Ohman assurent que la qualité de fabrication est au moins équivalente à celle pratiquée en Europe.

A mon sens le problème n’est pas là.

Richard affirme et on peut le croire, que sa firme assure à ses employés chinois un niveau de vie enviable par rapport aux salaires locaux. Je pense qu’un chinois préfèrera travailler pour Point 65, dans une entreprise à taille humaine ou l’on respecte les employés que dans une fabrique Nike, Décathlon ou Ikéa à la problématiques beaucoup plus industrielle et boursière.
Les règles de sécurité professionnelles dans le domaine des composites se renforcent de plus en plus en Europe. Je me demande si ces règles appliquées chez nous le sont de la même manière dans les ateliers chinois. C’est une question qu’il faut que je pose à Richard Ohman sur son blog.

Le choix et l’achat d’un kayak neuf est un acte important avec une forte composante émotionnelle. Acheter un kayak à un artisant renforce l’émotion car le kayak n’est plus un bien de grande consommation, il accède au statut d’objet unique avec un transfert affectif plus évident. Le circuit court plaira aussi à ceux qui ont la fibre écologique.
Il est certain que pour beaucoup ce discours ne tient pas face à l’argument du prix d’achat pour une qualité équivalente.


Un commentaires pour "Kayak made in China : la suite" »

yejele
Ecrit par 18 mai 2008

“acheter un kayak a un artisan renforce l’émotion …” Encore faut-il qu’il ne prenne pas l’eau le jour de son baptême, ce qui est trop fréquent malheureusement … personnellement je trouve que les fabricants “locaux” sont trop chers et que les finitions laissent trop souvent à désirer … alors si les chinois font mieux à moindre prix …

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