En cette rentrée pluvieuse, ma compagne m’a fait découvrir la désencyclopédie. C’est un wiki encyclopédique plein de dé-définitions dont certaines m’ont fait beaucoup rire.
J’ai donc décidé d’écrire la dé-définition du kayak de mer, je vous livre ici ma version mais elle est modifiable sur la désencyclopédie.
Le kayak de mer est aussi pratiqué en rivière, on l’appelle alors kayak tout court.
Le canoë se pratique avec une pagaie de kayakiste coupée en deux, ce qui permet d’en avoir une de rechange.
Le canoë-kayak n’est pratiqué que par les journalistes sportifs.
Étymologie
Le nom de Kayak vient du verbe « se cailler » probablement en raison de la proximité de l’eau associée au vent qui rafraichit beaucoup l’utilisateur. La terminaison du mot viendrait du fait qu’à l’origine le kayak était utilisé pour chasser le yak dans les rivières du Nunavut (Canada)
Histoire
Le kayak est utilisé depuis plusieurs millénaires pour chasser le phoque, le yak et la baleine par les esquimaux, habitants du grand nord, réputés pour leur odeur immonde et leur habitude de s’échanger leurs femmes. Bizarrement abandonné depuis le début du siècle pour des embarcations à moteur, il revient à la mode dans les pays civilisés grâce à une chaine de magasins d’articles de sport qui les vends à très bas prix.
Embarcation
L’embarcation nécessaire est de forme oblongue réalisé en matières diverses: plastique, bois granit ou béton. Ce denier matériaux n’est utilisé que par les ecclésiastiques.
Tout comme le mot « kayak », cette embarcation peut s’utiliser indifféremment dans un sens ou dans l’autre, ce qui est très pratique quand on a pas la place pour faire demi-tour. De forme plus ou moins élaborée, certains modèles permettent de se coincer les jambes à l’intérieur de manière à augmenter le danger.
Types d’utilisation
Vacanciers
On voit sur nos cotes des hordes de vacanciers mettre leur famille en danger en l’obligeant à prendre la mer sur des kayaks qui ne servent plus à chasser le yak mais à assoir l’autorité du chef de famille. Pour arriver à leur fin, ces vacanciers utilisent une pagaie double qui sert principalement à asséner de grandes claques aux enfants pour les calmer et à leur femme pour la faire pagayer.
Fous suicidaires
Le kayak de mer est aussi utilisé par une autre catégorie de kayakistes aimant le danger par dessus tout. Pour cela ils coincent leurs jambes dans le kayak, risquant de se noyer à la moindre vague pouvant les renverser. Les plus doués survivent miraculeusement quand ils se retrouvent sous l’eau grâce à une manœuvre extrêmement difficile appelée « esquimautage ». Ces kayakistes d’un genre particulier ne se trouvent qu’en Bretagne, ils portent tous la barbe, sont vêtus d’un gilet rouge délavé par le soleil et rempli de kapok. Ils se déplacent en groupe le long des cotes et s’arrêtent le soir sur des plages inaccessibles pour se livrer à des bacchanales.
On trouve occasionnellement des kayakistes de cette espèce sur la cote méditerranéenne. Ils y renouent d’ailleurs avec une pratique ancestrale, la chasse au jetski. Le mode opératoire est variable, on voit des chasses en groupe peut efficaces car le jetski est rapide et a vite fait de s’enfuir. Comme le kayakiste est malin, il préfère souvent crever les pneus de la remorque quand le jetski est en mer.
Femmes
Bien que le kayak de mer soit un sport exclusivement masculin car pas du tout adapté aux femmes, certains maris les obligent à pratiquer en kayak double. La pagaie du mari servant alors exclusivement à motiver leur femme pour pagayer vigoureusement. On voit même certaines représentantes de la gente féminine se coincer les jambes dans des kayaks pour pratiquer la randonnée. Elles ont bien du courage car en plus de se faire éclabousser sans arrêts par leurs camarades masculins, elles sont systématiquement de corvée de popote le soir au bivouac. Au moins elles sont tranquilles dans leur tente une foi leur labeur achevé, les kayakistes masculins préférant se livrer à d’autres activités.
Technique
Pagayage
Cela consiste à tenir fermement une pagaie double entre ses mains et frapper l’eau frénétiquement pour éclabousser les autres. Curieusement cela fait bouger le kayak mais pas toujours dans le bon sens.
Appui
Méthode consistant à appuyer sur l’eau avec sa pagaie pour éclabousser son voisin. Le kayakiste est très facétieux, c’est pourquoi on peux considérer la connaissance de cette technique comme essentielle.
Esquimautage
Geste de pagaie consistant à rétablir son kayak à l’endroit quand un camarade vous a fait basculer en jouant. Cette technique est très ancienne car les esquimaux étaient aussi très farceurs. Son acquisition est très difficile, elle demande plusieurs années de pratique assidue sous la houlette d’un chaman. Ceux qui réussissent l’esquimautage sont adulés par leurs pairs et font des démonstrations aussi souvent que possible.
Équipement
Jupe
Elle est utilisée par les kayakistes aimant se coincer les jambes dans le kayak. Comme pour la jupe écossaise, il est obligatoire d’être nu dessous. Quand un kayakiste n’est pas dans son kayak, la jupe (ou jupette) cache les organes génitaux mais pas les fesses que la pratique du pagayage rend assez jolies. C’est pour cette raison que l’homosexualité est très courante chez les kayakistes.
Pagaie
Elle se compose d’un manche et de deux pales, ce qui est indispensable pour éclabousser les voisins à droite et à gauche. Le père de famille trouvera également ces deux pales très pratiques pour donner des claques à ses enfants ou à sa compagne. A noter: Si la pagaie se casse en deux, par punition le kayakiste est alors appelé céïste et se fait éclabousser plus facilement par ses condisciples.
Gilet
La mode kayakiste est très particulière. Le top du top pour un kayakiste est de porter un gilet remplit de mousse ou mieux de kapok. Cela ne sert strictement à rien et gène les mouvement mais la mode ne s’explique pas.
Pompe à main
Instrument très utile qui permet de soutirer le vin du cubi de rouge pour le verser plus rapidement dans les verres sans en perdre une goutte.
Pagaie de secours
Instrument obligatoire à juste titre qui permet de se défendre contre les animaux marins et, si vous portez la jupe, contre vos camarades le soir au bivouac. La pagaie de secours est moins puissante mais plus maniable que la pagaie principale.
Écope
Elle a deux usages :
- Se soulager la vessie pendant les longues périodes de navigation
- Servir de verre le soir au bivouac
Le rinçage entre ces deux utilisations n’est pas obligatoire mais pratiqué par certains ou plutôt certaines, c’est curieux.
A noter que certains kayakistes maitrisant mal les appuis se servent de l’écope pour arroser leurs camarades, de préférence après le premier type d’utilisation.

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Ecrit par 4 septembre 2008
J’ai enfin saisi l’intérêt du kayak (je vais me faire allumer c’est quand même un blog de passionnés de kayak): le kayak c’est rigolo!
Merci pour cette dé-définition.