Oui, vous avez bien lu. Je ne suis pas au rayon boissons de l’avitaillement de ma prochaine rando. Il s’agit bien du Lin, une fibre naturelle que Plasmor teste pour remplacer la fibre de verre ou autres matériaux provenant de l’industrie pétrochimique dans la fabrication de kayaks ou d’autres embarcations.
Le projet NavEcoMat
Plasmor est porteur du projet NavEcoMat qui planche sur l’éco-conception d’un bateau en matériaux composites auquel participe aussi Le groupe Finot (Architecte Naval), Alsthom, IFREMER Brest, l’Université de Bretagne Sud Lorient et le laboratoire L2PIC.
Tout ce beau monde cherche à mettre au point un matériaux composite haute performance constitué d’un support en fibre végétale et d’une matrice ou liant biodégradable, compatible avec les contraintes de fabrication et d’utilisation des petites unités de plaisance.
En effet, quand les bateaux parviennent en fin de vie, ils constituent des déchets difficiles à éliminer, leur fabrication génère des émissions dangereuses pour la santé. La protection de l’environnement devenant une préoccupation majeure et les règlementations sur l’élimination des déchets se durcissant, la filière nautique commence à chercher des solutions alternatives.
Le kayak prototype
Plasmor porte le projet et a la charge de mettre en œuvre les trouvailles. Un prototype de kayak, un Bélouga est réalisé et testé depuis trois ans. Depuis un an, Plasmor teste un nouveau procédé de fabrication.
Ce kayak est visible à l’exposition temporaire « Le Lin dans tous ses états» à la Maison des Toiles, site muséal en Côtes d’Armor, du 6 juin au 30 septembre 2008 pour l’exposition temporaire « Le Lin dans tous ses états»