
Voilà le troisième article co-écrit d’une série dans laquelle nous essayons de recenser les différents éléments qui entrent dans le choix d’un kayak de mer.
- Le programme
- Le prix – Marché de l’occasion
- Ponté ou Sit On Top
- Simple ou double
- Vitesse – Maniabilité – Stabilité – Confort
- Transport et rangement
- Matériaux – Entretien – Réparations
Ponté ou Sit On Top
Le temps où kayak déponté (ou « Sit On Top» SOT) rimait systématiquement avec kayak de débutant semble bien révolu. On trouve maintenant des modèles homologables en catégorie D, qui permettent potentiellement de naviguer jusqu’à 6 milles d’un abri. La gamme des SOT est si vaste que les opposer aux kayaks pontés n’a aujourd’hui plus de sens.
Ici encore, définir son programme est prépondérant.
Du SOT large et court que l’on destinera aux courtes promenades par très beau temps jusqu’au kayak immatriculable avec ligne de vie et caisson étanche, c’est toute la pratique du kayak de mer que l’on trouve représentée.
On voit donc que le choix entre sit on top et kayak ponté n’est plus celui entre kayak de débutant et kayak pour spécialiste.
Les avantages du SOT
Le SOT séduit par sa convivialité, on monte dessus sans appréhension, c’est stable et le plaisir de se propulser à la pagaie est immédiat.
Même si on peut s’extraire facilement d’un kayak ponté, beaucoup ont peur de se retrouver coincés à l’envers ou de ne plus pouvoir remonter à bord. Avec un SOT si on se retourne, il suffit de remettre son kayak à l’endroit et de remonter dessus.
Quand la pratique évolue, certains SOT permettent des navigations côtières ou quasi-hauturière, de la même manière ou presque que des kayaks pontés de randonnée.
Certains SOT sont des variantes de modèles pontés. Le coût de ces kayaks munis de trappes, filets et lignes de vie se rapproche alors sensiblement des modèles pontés en polyéthylène.
C’est bien souvent une pratique particulière comme la chasse sous-marine ou la pêche qui détermine le choix d’un modèle SOT.
En effet pour la chasse sous-marine, la facilité de mise à l’eau et de remontée est évidente. Pour la pêche au lancer, c’est plutôt la très bonne stabilité primaire et la place disponible pour emmener son matériel qui l’emporte.
Les modèles de SOT gonflables sont très pratiques pour leur facilité de transport et de stockage. Ceux d’entrée de gamme ont des prix très abordables et sont assez polyvalents.
Les SOT ont quand même certaines limites
La position assez haute sur l’eau rend la navigation plus sensible au vent et à la dégradation des conditions météo. La prise au vent (fardage) rend le pagayage et la maîtrise de la direction plus difficile dès que le vent forcit.
Comme les jambes sont exposées à l’air et à l’eau, elles sont naturellement plus sensibles au froid l’hiver et au soleil l’été, leur protection est donc indispensable.
La maitrise d’un kayak ponté se fait à la pagaie et à l’aide des fesses et des genoux, avec un SOT c’est beaucoup plus difficile. Ajouter des cales-cuisses permet de remédier en partie au problème voir même d’esquimauter. De manière générale, les sensations de glisse sont moins bonnes qu’en kayak ponté.
La capacité de chargement est réduite, ce qui peut poser problème en randonnée de plusieurs jours. Il reste possible d’attacher des bidons étanches sur le pont mais dans ce cas le SOT est encore plus sensible au vent.
La très bonne stabilité primaire obtenue par une grande largeur de coque possède un revers de médaille: une surface mouillée importante qui réduit la vitesse.
Voilà un petit récapitulatif
Les avantages du SOT :
- Convivialité car ouverts, stables, spacieux, permettant les erreurs
- Pour les plus gros modèles, possibilité d’emmener quelqu’un d’autre en plus du pagayeur, pour faire découvrir la discipline par exemple
- Embarquement / débarquement / mise à l’eau très faciles
- Prix abordable grâce à la très grande diffusion et à la construction en polyéthylène
- Facilité de rangement et de transport pour les modèles gonflables
Ses limites :
- Position plus haute sur l’eau donc plus sensible au vent et à la dégradation des conditions météo
- Les jambes ne sont pas abritées du soleil l’été et du froid l’hiver
- La maîtrise fine du kayak est plus difficile à moins d’installer des sangles cale-cuisses
- Sensation de glisse moins présente qu’en ponté
- Vitesse de croisière réduite pour les modèles larges
Merci à Paulo et à Gaël pour leur aide dans la rédaction de cet article.

Ecrit par 9 avril 2008
Je n’ai pas bien compris l’intérêt de cet article.
En effet, pourquoi comparer deux sujets qui ne sont pas comparables ?
Nous avons d’un coté le kayak de mer issu des bateaux Inuit et dont les qualités marines sont reconnues et de l’autre des planches où l’on s’assoit dessus et qui sont destinées à des sorties courtes.
Et d’ailleurs pourquoi parler de « ponté» sachant qu’un kayak de mer est forcement ponté?
Dans un autre domaine comme celui du vélo, a-t-on rebaptisé les vélos, « vélos sans moteur» quand les vélomoteur ont fait leur apparition ?
Au premier abord, l’aspect didactique de l’article est attrayant, toutefois il laisse penser qu’une règlementation permettant une navigation à 6 milles est un gage de crédibilité de l’embarcation. Chacun sait que ce qui est possible n’est pas forcement souhaitable et que c’est souvent l’expérience qui permet de faire cette distinction.
Et il n’est pas exact de laisser penser qu’avec « des SOT… c’est toute la pratique du kayak de mer que l’on trouve représentée» . La position du pagayeur sur l’embarcation, la capacité de chargement, la position du centre de gravité, la forme de la carène, l’exposition aux éléments, le plaisir de la glisse, la vitesse moyenne sont autant de facteurs qui influent sur « le programme de navigation» .
Il convient à mon avis -mais ce n’est qu’un avis- d’insister sur le fait qu’une embarcation ouverte favorise le refroidissement, en particulier en cas de projections d’embruns.
De grâce, ne mettons pas sur un même plan les quelques centaines d’unités de kayak de mer vendus en France chaque année et qui ont du mal à être reconnus comme de vrais bateaux avec les quelques milliers d’unités de SOT qui sont avant tout des engins de plage.
Il est important que les débutants fassent cette distinction. Je crois aussi que la pratique du kayak de mer n’est pas plus « noble» que la pratique d’un engin de plage, elle est simplement plus exigeante avec des satisfactions différentes comme celles de découvrir des horizons plus lointains.
Olivier