samedi 11h15
Eric - Ca te dirait un aller-retour Molène entre cet après-midi et demain matin ?
Moi - Heuuu oui! Je vois comment je m’arrange et je te rappelle.
Nous étions donc samedi à 15h30 à Porz Liogan (entre le Conquet et la pointe Saint Mathieux) en train de charger les kayaks au milieu des rares plagistes profitant du premier rayon de soleil de l’été.
On part avec la fin de la descendante pour passer par le sud de l’Archipel. Nous laisserons donc Béniguet, Quémenes et Trielen au Nord. La houle annoncée par Ouest France(3 m) n’est pas là. Celle annoncée par le gourou (1m60) non plus. Il est vrai que la houle serait un peu cassée par les remparts avancés de l’archipel mais quand même là il n’y a rien du tout, à peine un peu de clapot désordonné entre Beniguet et Litiri.
Le phare des Pierres Noires est là, tentant à un peu plus d’un mile. Les conditions sont bonnes pour y aller mais ce n’est pas au programme et on a toujours moins envie d’y faire des entorses quand on part en fin de journée.
Un phoque émerge à 10 m de nous au moment où nous contournons la pointe sud de Trielen pour faire le dernier bac qui nous mènera au camping de Molène.
La montante qui a pris un peu de force nous dépalle gentiment pour un atterrissage en douceur juste avant la cale.
Damien et Thomas, arrivés le matin nous aident à hisser les kayaks jusqu’au camping où nous trouvons un groupe du CKB encadré par David.
C’est toujours très sympa d’arriver et de revoir des amis, une impression de camp de base de haute montagne peut être?
Avec autant de monde si bien équipé, l’apéro fort sympathique est de rigueur mais nous laissons tout le monde pour aller déguster la saucisse (de Molène) - Frites du restau “l’Archipel”.
La saucisse de Molène et très poivrée et très fumée, j’adore.
Eric a le plaisir de voir exposée sa photo “Bête de concours” prise au pied de Kéréon par un calme plat.
L’ambiance est chaude, surtout après l’arrivée d’une tablée locale venue fêter les 50 ans de l’un d’eux. Les Molènais sont tolérants, la preuve il y a un Ouessantain dans l’assemblée!
La promenade digestive obligée est le tour de l’île (il n’y en a pas d’autre). Au Nord la vue du soleil couchant derrière Ouessant avec les îlots se découpant en contre-jour est incroyable de beauté.
En me couchant je sens une petite douleur au niveau du poignet droit, nous n’avons pourtant pas forcé pour venir et j’ai bu les deux litres de mon platypus.
La nuit au grand air ne fut interrompue que par un moustique. J’ai complètement fermé le sursac et j’ai très bien dormi sans m’étouffer.
Au réveil, mon poignet est bien enflé, je vais emprunter à Eric sa pagaie de secours, une groelandaise beaucoup moins puissante que ma nordkapp. Comme en plus elle n’est pas croisée, j’espère que mon poignet souffrira moins.
Nous déclinons l’invitation de Damien et Thomas d’aller saluer Kéréon. C’est très tentant, les conditions sont idéales mais Eric et moi sommes tous les deux pères de familles et le premier dimanche ensoleillé de la saison est pour nous l’occasion d’autres réjouissances plus terrestres. Pas de regrets donc pour ce renoncement, nous reviendrons!
David et les membres du CKB se préparent aussi à aller vers l’Ouest pendant que nous prenons la direction inverse, cap sur le continent.
Le retour est aussi rapide que l’aller, un phoque nous salue après Litiri et nous croisons les quelques plaisanciers qui se rendent dans l’archipel pour y passer leur après midi.
Voilà donc un aller-retour express dans des conditions idéales. Une de ces sorties qui donnent une impression de retour de vacances le lundi matin.
Il n’y a pas de quoi faire taire les mauvaises langues qui disent que je passe plus de temps sur Internet que sur l’eau (si si je sais, il y en a
).
J’ai réussi à me retrouver dans les méandres de mon GPS pour enregistrer la trace de notre retour. Eric n’avais pas pris son appareil photo, comptant sur le mien et moi je comptais sur lui. Donc pas de photos cette fois- ci. Les illustrations sont d’Eric lors d’une précédente sortie.